Le secteur de l'assurance

 

PLAN

I. Assurance vie / non vie

II. Assurance collective / individuelle

III. Les organisations de l'assurance

IV. Les réseaux de distribution

V. Les métiers de l'assurance

VI. Les produits de l'assurance

VII. L'évolution du secteur de l'assurance

 

Le Code des Assurances fait une distinction entre l’assurance vie et l’assurance non vie ainsi qu'entre l'assurance collective et l'assurance individuelle. 

 

I. Assurance vie / non vie   II. Assurance collective / individuelle

 

Assurance vie : Assurance dont les engagements dépendent de la durée de la vie humaine (décès, épargne et retraite)

 

Assurance non vie : Regroupe les contrats d’assurance qui ne dépendent pas de la durée de la vie humaine.

 

Elle est aussi connue sous le nom IARD(T) : Incident, Accidents, Risques Divers, Transport.

 

 

Assurance individuelle : concerne les particuliers

 

Assurance collective : concerne les groupes (entreprises), et les emprunts de crédits bancaires (assurance emprunteur exigée par les banques pour garantir le payement des mensualités en cas d’incapacité, invalidité ou décès)

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III. Les organisations de l’assurance

 

Les 5 premiers groupes consolidés représentent 50,5% du marché, et les 10 premiers, 78,9%.

 

Entreprises d’assurances

 

Régies par le Code des Assurances

 

Société d’Assurance (SA)

 

- Environ 470 SA établies en France

- Optique capitaliste : vocation lucrative

- Pour vendre des assurances, elle doit demander un agrément à l’ACP (Autorité de Contrôle Prudentiel), et ne peut demander un agrément que pour une branche de l’assurance (vie ou non vie). Si elle a un agrément pour vendre de l’assurance non vie, elle doit créer une nouvelle filiale avec un nouvel agrément pour l’assurance vie

- Organisme professionnel de référence : FFSA*

 

Société Mutuelle d’Assurance (SMA)

 

- Gestion paritaire (créée et gérée par des syndicats professionnels)

- But non lucratif

- Elle ne peut avoir d’agrément que pour vendre des produits d’assurance non vie. Pour vendre de l’assurance vie elle doit créer une filiale sous forme SA avec un nouvel agrément

- Organisme professionnel de référence : GEMA**

 

Les Bancassurances

 

- Banques qui lancent et vendent leurs produits d’assurance par les guichets bancaires

- Détiennent 62% des parts de marché en assurance vie

- Le banquier connaît un grand nombre d’informations sur les clients et leur patrimoine grâce à leurs comptes bancaires. Il lui est donc très facile de proposer des produits bancaires et d’assurance adaptés

- Les clients apprécient le côté « 2en1 »

 

Les Assurbanques

 

- Phénomène récent

- En réponse aux bancassurances, des assurances lancent et vendent des produits bancaires

- Le concept doit encore faire ses preuves

 

Les Réassureurs

 

- Ce sont les « assureurs des assureurs »

- Les entreprises d’assurances se couvrent et partagent tout ou partie des risques pour lesquels elles se sont engagées auprès de leurs clients avec les sociétés de réassurance

- Ils opèrent souvent à l’échelle mondiale ; et pour prévoir les risques, ils travaillent avec des ingénieurs, climatologues et autres spécialistes pointus

 

Mutuelles

 

Régies par le Code de la Mutualité

 

- Gestion paritaire (créée et gérée par des syndicats professionnels)

- But non lucratif

- Entraide et prise en charge des frais médicaux au-delà de la Sécurité Sociale

- Volonté de diversification : garanties prévoyance (incapacité à travailler, invalidité)

- Organisme professionnel de référence : FNMF***

 

Institutions de prévoyance

 

Régies par le Code de la Sécurité Sociale

 

- Gestion paritaire (créée et gérée par des syndicats professionnels)

- Spécialisées uniquement dans la prévoyance collective dans les entreprises

- Organisme professionnel de référence : CETIP****

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IV. Les canaux de distribution

 

Réseaux de commerciaux itinérants/debout ou sédentaires/assis (salariés d’une compagnie d’assurance ou d’une agence générale)

 

Bureaux et succursales

 

Agences générales d’assurance (environ 3 400 en France) : dirigées par des agents généraux indépendants (statut juridique : profession libérale) mandatés par une compagnie d’assurance pour vendre ses produits dans un secteur géographique

 

Cabinets de courtage d’assurance : le courtier est un travailleur indépendant, il représente ses clients pour lesquels il cherche le produit d’assurance le plus adapté. Il vend les produits de plusieurs compagnies d’assurance

 

Guichets/Agences des établissements bancaires et financiers

 

• Vente par correspondance (VPC), par téléphone

 

• Autres canaux (hypermarchés, magasin spécialisés, constructeur et concessionnaire automobiles, agences de voyage, compagnie aérienne, location de véhicule...)

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V. Les métiers de l’Assurance

 

Les métiers commerciaux

 

Ils concernent la distribution des produits et services d’assurance, le conseil et la vente à la clientèle.

 

• Le conseiller en assurance-finance : prospection d’un secteur géographique déterminé, métier de contacts, en prise directe avec les attentes de la clientèle

 

• Le chargé de clientèle : commercialisation des contrats dans un point de vente de la société d’assurance

 

• Télé-conseiller : relation clients et prospects par téléphone, véritable généraliste grâce à ses vastes connaissances techniques assurantielles

 

• Agent général/courtier : travailleur indépendant, non salarié d’une société d’assurance

 

Toutes ces personnes sont en relation avec un inspecteur commercial responsable d’un secteur commercial ou géographique, ou avec un animateur de point de vente, responsable d’un point de vente

 

Les métiers de gestion

 

• Gestionnaire de contrat : rédaction et suivi des contrats

 

• Chargé d’indemnisations : en cas de dommage, vérifie la garantie du contrat et procède au versement d’une indemnisation à l’assuré

 

• Expert : intervient si besoin pour apprécier et définir les circonstances d’un sinistre, le montant du dommage...

 

• Gestionnaire Actif-Passif et Portefeuille : définit et réalise les placements et stratégies financières appropriés aux risques

 

Les métiers supports

 

Informatique et télécommunication

    ex : Ingénieur système, Architecte réseau, Responsable d’application...

 

Comptabilité, contrôle de gestion, organisation et audit interne

    ex : Comptable, Contrôleur de gestion, Auditeur interne

 

Etudes et conseil (analyse de marché, de la consommation...)

    ex : Chargé d’études juridique, économique...

 

Ressources humaines (RH)

    ex : Directeur des RH, Responsable emploi-formation...

 

Communication

    ex : Chargé de communication, de relation presse, webmaster...

 

Les métiers de conception

 

• Actuaires

 

• Chargé d’études statistiques/actuarielles

 Études techniques et tarifaires liées aux risques
En relation étroite avec le chef de produit ou l'analyste des risques
• Analyste de risques
• Ingénieur préventionniste : spécialisé en risques d’entreprise
• Souscripteur : décide de l’acceptation d’un risque et des conditions de la garantie

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VI. Les produits de l’assurance

 

ASSURANCES DE BIENS ET DE RESPONSABILITÉ ASSURANCES DE PERSONNES
ASSURANCE « NON VIE » (ou IARD) ASSURANCE VIE
Assurance dommages aux biens (ex. automobile, habitation, récoltes, construction…) Assurance de responsabilités (ex. responsabilité civile, protection juridique, chef de famille…) Assurance Maladie-Accident (ex. frais de soins, incapacité, invalidité, dépendance…) Assurance décès, Assurance épargne et retraite

REASSURANCE

 

(assurance des assureurs : assure tout ou partie des risques pour lesquels une société d’assurance s’est engagée auprès de son client)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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VII. L’évolution du secteur de l’assurance

 

Tendances actuelles

 

• L’intensification de la concurrence (l’Etat et le CNP, les constructeurs et concessionnaires automobiles, agences de voyage...) conduit à une banalisation des produits d’assurance

• L’internationalisation des marchés conduit les sociétés d’assurances à développer des stratégies internationales

• Le paysage assurantiel se transforme (dû aux difficultés conjoncturelles) et pèse sur la compétitivité des entreprises

 

Nécessité de développer des stratégies de différenciation

 

Développement d’une stratégie de différenciation

 

• La gestion de la relation clients (CRM : Customer Relationship Management) prend une part essentielle dans la stratégie de différenciation

• Volonté de fidéliser la clientèle existante en « portefeuille » avant de conquérir de nouveaux clients

• Pour mener une politique de fidélisation : besoin de faire du marketing de prospection de fidélisation

 

L’adaptation à la demande : un impératif stratégique

 

• Avant : entreprises d’assurance suivaient une logique de l’offre

• Maintenant : elles basent leur stratégie commerciale sur l’analyse de la demande

• L’organisation par réseau (géographique...) est remise en cause

• Nécessité de raisonner en terme de typologie de clients (particuliers, PME-PMI, commerçants, artisans, professions libérales, entreprises...)

• Développement des offres « packagées » (combinaison de différents produits/services pour répondre à plusieurs besoins du client en un seul produit)

 

Solvabilité 2 : enjeux et impacts

 

• Nouvelle directive européenne redéfinissant le montant des réserves financières minimum que doivent posséder les assureurs

• Entrée en vigueur prévue le 1er janvier 2014

• Elle concerne toutes les entreprises pratiquant le métier de l'assurance ou de la réassurance

• Mise en place de Solvabilité 2 jugée lourde par les organismes assureurs

 

 Risque d'engendrer une hausse des tarifs pour les assurés

 Nécessité pour certains petits acteurs de se regrouper pour supporter le poids de la directive

 

Pour en savoir plus sur la directive, consulter le dossier complet de Caritat :

Solvabilité 2 en questions

 

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